Mieux connaitre les facteurs de risque et optimiser le dépistage, en identifiant notamment des populations à plus haut risque de développer un cancer du sein permettrait de préparer des actions organisées en amont et aux tous débuts de l’apparition de la maladie.
La chirurgie, soutenue par l’assistance robotisée, atteint et atteindra des niveaux de précision exceptionnels et une rapidité d’intervention très favorable à bon nombre de patientes.
La nouvelle médecine de précision, intervenant à des niveaux moléculaires, ouvre des champs de personnalisation des traitements qui vont révolutionner l’oncologie.
Les informations très précises dont la médecine dispose désormais sur les patients et leur maladie permet de faire des projections fiables sur les risques de rechute, par exemple : dans certains cas, une véritable désescalade thérapeutique peut être envisagée de façon sécurisée et améliore considérablement la vie de la patiente… La qualité de vie des patients peut désormais entrer en ligne de compte dans le design des nouvelles approches thérapeutiques….
183 projets. C’est le nombre de projets de recherche sur les cancers du sein financé ces cinq dernières années par la Fondation ARC, pour un montant de plus de 19,1 millions d’euros.
Aujourd’hui, environ 5 à 10% des cancers du sein sont d’origine génétique, avec une forte implication des mutations des gènes BRCA1 et BRCA2. En suivant sur 10 ans une cohorte de 6 000 femmes porteuses de mutations de ces deux gènes, ce programme de recherche vise à améliorer l’identification de femmes à haut risque d’avoir un cancer du sein et permettre une prévention et un dépistage personnalisés, un diagnostic plus précoce et une orientation thérapeutique plus efficace en :
Le stade métastatique d’un cancer est un stade d’évolution qui correspond à la colonisation du corps par le cancer et affecte les pronostics. Aujourd’hui, 5 à 10 % des cancers du sein sont métastatiques d’emblée et on estime que jusqu’à 20% des cancers du sein primaires localisés auront une récidive métastatique.
Ce programme cherche à mieux comprendre comment éliminer au plus tôt des cellules cancéreuses susceptibles de générer des métastases dans le contexte d’un cancer du sein, grâce à une étude menée en laboratoire qui consiste à suivre les cellules cancéreuses une par une au cours du développement d’une tumeur.
Un projet porté par Silvia Fre, Institut Curie, Paris.
Plus de 50 % des patientes ayant eu un cancer du sein souffrent d’au moins un symptôme grave après le traitement et plus de 20 % ont des difficultés à reprendre le travail après le diagnostic. Face à ce constat, le programme vise à évaluer et mettre en œuvre des interventions permettant de préserver la qualité de vie des femmes, de façon personnalisée, dès le diagnostic, pendant et après le traitement, en s’appuyant sur une cohorte de 12 000 femmes traitées pour un cancer du sein et suivies sur 10 ans.
Un projet porté par Dr Antonio Di Meglio, Gustave Roussy, Villejuif.
Retrouver tous les projets de recherche soutenus par la Fondation ARC
De nouvelles données scientifiques suggèrent qu’une nouvelle stratégie de dépistage, basée sur l’estimation du risque individuel de cancer du sein, pourrait avoir un meilleur rapport bénéfice/risque pour l’ensemble des femmes que le dépistage standard actuel. En vue de répondre à cette question de santé publique, l’étude coordonnée par Unicancer et dont la Fondation ARC est partenaire compare le dépistage actuel à une nouvelle approche de dépistage basée sur l’estimation du risque individuel d’avoir un cancer du sein. Pour mener à bien cette étude, l’objectif est de recruter 85 000 femmes volontaires de 40 à 70 ans durant 4 ans.